Les gens de lettres


La publication, les gens de lettres, Paris, tout cela me donne des nausées quand j’y pense. Il se pourrait bien que je ne fasse gémir jamais aucune presse. À quoi bon  se donner tant de mal ? Et le but n’est pas là d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, si je mets un jour les pieds dans cette fange, ce sera comme je faisais dans les rues du Caire pendant qu’il pleuvait, avec des bottes en cuir de Russie qui me monteront jusqu’au ventre.

Gustave Flaubert, lettre à Louise Colet, 19 septembre 1852.